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L'exigence absolue de la liberté

Crédits web: Ambroise Barras (2007)

MētisPresses

Collection Voltiges

La réflexion éthique de Jeanne Hersch occupe une place importante dans la pensée et la pratique morale et politique européenne. Alors que la notion de «droits de l'homme» se voit souvent contestée ou remise en cause, la contribution de la philosophe genevoise à l'élaboration d'une véritable fondation philosophique des droits humains est des plus opportunes. Elle est aussi l'expression de la source la plus profonde et la plus vivante de sa philosophie, marquée tant par l'existentialisme de son maître Karl Jaspers que par le souci très personnel de définir les conditions concrètes d'une «vie bonne», où se chevauchent la multiplicité des droits: politiques, civils, sociaux, économiques et culturels. La capacité de liberté est au cœur du dispositif herschien et commande l'ensemble de ses réflexions sur les droits humains: s'il y a liberté, il y a humanité, et réciproquement

Jeanne Hersch (1910-2000) naît et vit à Genève. Elle enseigne la philosophie à l'université de 1956 à 1977. Avec Les images dans l'œuvre de M. Bergson (1931), elle suscite l'intérêt du philosophe français. Élève de Karl Jaspers à Heidelberg, elle parvient à décliner existentialisme et réalisme. Elle consacre une bonne partie de sa vie et de son œuvre à élucider les rapports entre démocratie, liberté et droits de l'homme. En témoignent son essai Idéologies et réalité (1956), son ouvrage monumental Le droit d'être un homme. Anthologie mondiale de la liberté (1968) et les nombreux textes sur les droits humains (1973-1995) recueillis dans le présent volume.

Table des matières

Introduction

Textes (1973-1995)